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Morbihan Challenge 2018

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Tout a débuté avec les extraordinaires vidéos de Race to Alaska. On y voit des aventuriers, des sportifs et des bricoleurs s’engager sur un périple de 750 milles, sans moteur et sans assistance, dans des paysages parmi les plus sauvages et dans des conditions de navigation parfois extrêmes et toujours imprévisibles. Petit détail: personne n’a de moteur à bord et la pétole est fréquente. Tout ça pour quoi? Le vainqueur gagne 10 000 dollars, le second gagne un jeu de couteaux à viande et les suivants n’ont rien. Ou presque… En posant le pied à Ketchikan, l’organisateur vous propose de racheter votre bateau pour 10 000 dollars. Si vous acceptez, vous le laissez là. Sinon le marché sera proposé au suivant, jusqu’à ce qu’un concurrent accepte.


Pour comprendre, le mieux est encore de regarder la bande-annonce de l’édition 2018.


J’y aurais bien inscrit Nada, mais la logistique est complexe et coûteuse. Le bilan carbone de l’opération aurait été indécent pour ce raid écolo. L’idée de créer en France une épreuve inspirée de “R2AK” a donc commencé à faire son chemin. Si nous n’avons pas les étendues sauvages du Nord-Ouest américain, Nous avons de quoi tracer un parcours mêlant de la rivière, du large et une mer intérieure, qui permet d’égaliser les chances entre des embarcations propulsées principalement à la voile et accessoirement par des dispositifs à force musculaire: godille, pagaie, aviron, pédaliers…


Ainsi est né le concept du Morbihan Challenge, avec un parcours aller entre Vannes et Hennebont en contournant Houat, puis un retour vers Vannes en contournant Groix. Ceux qui connaissent les lieux comprendront qu’il faudra pouvoir se jouer des courants du Golfe et parcourir le Blavet sans utiliser les voiles. Comme dans “Race to Alaska”, tout moteur sera interdit (ils devront être débarqués) et toute assistance sera proscrite. Chacun devra naviguer en autonomie d’eau et de nourriture et respecter les règles de sécurité. Nous y ajoutons quelques particularités: en dehors des solitaires, tous les équipages devront être mixtes. Toute descente à terre et tout amarrage à un ponton sera interdit en dehors des ports de départ et d’escale. Tous les participants du raid devront s’arrêter exactement 12 heures à Hennebont, avant de repartir dans l’autre sens.




Cela se passera du 8 au 10 juillet, ce qui permettra à certains d’enchaîner avec le Tour de Groix le weekend suivant.





Le projet a vite plu à beaucoup de monde, à commencer par Nathanaël Chauvin du chantier Nath Yachting à Hennebont et les clubs d’aviron de Vannes et Hennebont. Autre caution de taille, Mathieu Bonnier, PDG de Liteboat et concurrent de “Race to Alaska” en 2016, dont l’aventure édifiante est racontée en vidéo (version courte | version longue).


Mathieu engagera son trimaran sur le Morbihan Challenge. Il sera confronté [à l'heure où j'écris ces lignes] à deux pirogues à voiles, un prao historique (Lady Godiva), plusieurs autres trimarans (au moins un Tremolino, Nada et un Multi23), des catamarans (dont l’ancien Formule 40 de Philippe Poupon)… et peut être un foiler. Spectacle garanti, d’autant que tous les bateaux pourront être suivis sur internet en temps réel. Pas besoin d’AIS pour savoir comment marche son voisin, tout sera visible sur un téléphone…


Rendez-vous vite sur le site www.morbihanchallenge.com pour en savoir plus et éventuellement vous inscrire. Le nombre de participants sera limité.


Pour en discuter, inscrivez-vous sur le groupe Facebook: https://www.facebook.com/groups/morbihanchallenge/.

Mellow Yellow

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Comme dans la chanson de Donovan, je suis peut être un peu fou du safran. Pour remplacer un dessin traditionnel de Newick qui n’avait pas résisté à un passage du Raz de Sein l’an dernier, j’ai fait réaliser une lame assez radicale par son étroitesse et sa profondeur. Un bijou de carbone ultra-léger dessiné par un des ingénieurs travaillant sur Banque Populaire 9 et réalisé par Nath Yachting à Hennebont. Le tout peint en mellow yellow.


Le nouveau safran de Nada

Le nouveau safran de Nada

Le nouveau safran de Nada

Les premiers tests en mer ont été très concluants à l’occasion du Tour de Groix, dans du tout petit temps.



A suivre, le Golden Oldies Trophy à Concarneau du 25 au 27 août. Nada y sera, avec une pléiade de multicoques “iconiques”. On espère vous y voir!

Vidéos: Brest 2016

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Brest2016 a été une fête extraordinaire, par la météo exceptionnelle, par le plateau des grands voiliers, par la magie des parades nocturnes et par la présence des Golden Oldies Multihulls. Nada a eu la chance de passer dix jours dans la Marina du Château au milieu de gloires anciennes et récentes de la voile (des Pen Duick à Macif, en passant par Gipsy Moth IV, Queguiner, Prince de Bretagne et bien d’autres). De ces vacances uniques, nous avons tiré une mini-série de 4 vidéos-souvenir que nous partageons bien volontiers.


Episode 1, En route pour Brest:





Episode 2, En rade de Brest:





Epidode 3, Parades nocturnes:





Episode 4, Le retour sur Lorient:




Be oldie, be crazy!

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Une nouvelle édition magique du Golden Oldies Trophy Mediterranée vient de s’achever à Port Camargue. Si comme moi vous êtes un peu nostalgique à l’évocation des noms de VSD, Tahiti Douche et Biscuits Cantreau, il fallait y être. Si vous avez manqué l’événement, je vous offre une session de rattrapage avec les vidéos qui suivent, et une deuxième chance avec une invitation à assister à l’édition Atlantique, pendant Brest 2016. Trois A Capella y seront présents, ainsi que le foiler Pir2 (ex-Lessive Saint Marc), Three Legs of Mann, M’Pulse, Jonathan (ex-Cat Marine), ainsi que les plans Newick Quicksilver, Aile Bleue et Nada.

Ils vous attendront tous dans le port du Château de Brest du 13 au 19 juillet. Retrouvez ici
le programme complet du Golden Oldies Trophy 2016


Un tour à bord de Be Crazy 3, ex- Biscuits Cantreau 3 à Jean le Cam:








Pour en savoir plus, consultez la page Facebook de Nada
ou la page Facebook des Golden Oldies.

Happy Newick!

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Mais aussi Happy Greene!, Happy Kelsall!, Happy Wharram!, Happy Irens! et tous les autres…
Ce n’est pas une année de plus qui va faire peur à nos Golden Oldies. A chaque sortie, ils démontrent qu’ils savent toujours aller vite, sans ruiner leurs propriétaires et sans risque de se démoder.

D’accord, Nada n’a pas de bras repliables, pas d’étraves inversées, pas de carbone (ou si peu) et encore moins de foils. N’empêche que son ratio fun / déplacement est imbattable… pour un bateau qui va fêter ses 26 ans.




Back to the future

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Comme la DeLorean ne se déplaçait que dans le temps mais pas dans l’espace, le Doc et Marty avaient peu de chance de croiser les multicoques des années 80 et 90, disséminés à cette époque entre la Nouvelle-Angleterre, les Antilles et l’Europe. En août dernier, un échantillon représentatif du talent des architectes pionniers des multicoques était rassemblé à Concarneau pour le Golden Oldies Trophy.


L’école américaine était représentée par deux A-Capella de Walter Greene (A-Capella et Bilfot) et un plan Newick (Nada), l’école anglaise par deux plans Kelsall (Three Legs of Mann 1 et Waloo) et un plan Irens (Pandemonium) et l’école Française par des plans Langevin (Pir2), Cabon (M’Pulse), Joubert (Hydrofolie), Veyron (Trinitrine) et Lucas (Volage).


Je vous propose un petit retour en images sur ce weekend hors du temps où tout était parfait… sauf le vent, totalement absent lors des courses.


L’album photos (cliquez sur l’image):


Cliquez pour voir l'album photo


La vidéo du Golden Oldies Trophy vu de Nada: (le trimaran devant nous sur l’image est Three Legs of Mann… qui est à vendre)





==== Mise à jour le 6/11


Le Golden Oldies Trophy vu depuis Three Legs of Mann, filmé par Serge Barré:




Premières navigations en France

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Pour ses premières navigations dans les eaux françaises, Nada s’est promené cet été entre Lorient et le sud de la presqu’ile de Rhuys, visitant le Golfe du Morbihan et l’île de Houat, avant d’aller rejoindre les multicoques du Golden Oldies Trophy à Concarneau





La chanson “Nina Magic” est signée “Node Runner” (www.thenoderunner.com).

De New York à Lorient

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J’ai un peu traîné à raconter cette partie du voyage vers la France dans le vain espoir de recevoir des explications – pour ne pas dire un dédommagement ou des excuses – de la part du transporteur que nous appellerons “P et M” chargé d’emmener Nada à Anvers. Celles-ci ne venant pas, je vais raconter ici comment notre acharnement est venu à bout des légèretés de P et M pour permettre au bateau de traverser l’Atlantique et de franchir les douanes. En espérant que cette expérience serve à d’autres.


P et M est un spécialiste du transport de bateaux qui m’a été recommandé par des régatiers américains. Basés à Londres, ils ont des bureaux aux États-Unis et en France. Ce sont des spécialistes des superyachts et de la logistique des courses au large (Volvo Ocean Race entre autres).


Par sa taille et le budget (relativement) modeste de ce transport, Nada aurait pu être traité plus légèrement qu’un bateau plus grand, mais ça n’a pas été le cas. Les échanges ont été constants, par mail, téléphone et fax. Cela n’a pourtant pas évité de grossières erreurs, qui auraient pu être lourdes de conséquences. Comme si nous étions leur premier transport de ce type.


Après quatre heures de route depuis Marblehead, nous nous sprésentons au port de Newark munis de la seule information qui devait nous permettre de faire prendre en charge le bateau d’après P et M: un numéro d’expédition. Consternation des agents du port pour qui la dépose d’un chargement ne peut se faire qu’avec un seul et unique document, affiché sur tous les murs du local: le “dock receipt”. Impossible de faire valoir notre numéro. Il nous faut montrer un document papier en bonne et due forme, que nous n’avons jamais reçu. A 15h (21h en France…) il ne reste qu’une heure avant la fermeture du bureau. Nous sommes dans une zone industrielle avec un bateau en remorque d’un camion de location, à moins de quatre heures de nos vols internationaux respectifs… sans plan B.


Armés de nos seuls téléphones, nous trouvons le contact du responsable américain de P et M, qui dispose du fameux dock receipt qui ne nous a pas été transmis. s’en suivent des échanges de mails, mais comment imprimer un e-mail reçu sur un téléphone quand les autorités portuaires ne veulent voir que du papier? La solution que nous trouvons est d’envoyer le mail par fax en utilisant le service de fax en ligne associé à une ligne téléphonique Free en France! A 15h45, le fax arrive. A 15h50, on nous indique qu’il y a une erreur de recopie du numéro de série du bateau, inscrit sur le dock receipt. Appel en urgence à P et M et re-belote. A 15h59, un dock receipt correct arrive sur le fax. Nous n’aurons pas à passer la nuit à Newark, mais il s’en est fallu d’une minute. Cette minute aurait pu nous coûter une semaine de stockage à Newark en attente du bateau suivant, une journée de location de camion, deux nuits d’hôtel et deux vols internationaux annulés.


Nous laissons Nada dans le parc de chargement, face au quai ou s’amarrera deux jours plus tard l’Atlantic Concert.


Nada effectuera la traversée de l’Atlantique en 16 jours, en visitant le sports de Norfolk, Baltimore, Halifax ou Liverpool. Au passage de la Manche, un suivi par l’AIS le montre au milieu de la flotte de la Volvo Ocean race en route vers La Haye.







Échaudés par l’épisode de la dépose à Newark, nous avons pris nos précautions pour la récupération à Anvers et demandé à P et M de nous fournir les bons documents, bien à l’avance. Nous arrivons donc confiants à 10h30 du matin au terminal Europa d’Anvers, une heure avant la fermeture de pause déjeuner. Nous devons être de retour dans les Yvelines avant 18h pour pouvoir garer la remorque dans un parc gardé, ce qui nous oblige à repartir d’Anvers avant 13h.


Je présente les documents au guichet. On me répond qu’ils sont inutiles et qu’un numéro suffit (à l’inverse de Newark). Ils le saisissent et constatent que le bateau n’a pas été “released” par les douanes. J’interroge P et M qui ne me croit pas: les documents qu’ils m’ont envoyés sont pour eux la preuve du dédouanement. Après avoir insisté pour qu’ils vérifient, nos interlocuteurs de P et M constatent le problème et son origine: Deux documents douaniers indiquaient des poids différents pour le chargement, ce qui a invalidé le dédouanement. Qui a fait l’erreur? Pourquoi n’étaient-ils pas au courant? Nous n’avons jamais eu de réponse.


Encore une fois, nous comptons sur nos téléphones pour obtenir les documents corrigés, avec une connexion internet aléatoire mais surtaxée. Pour faire court, la mise à jour doit être faite par le transitaire local, dont nous n’apprenons l’existence que fortuitement. Si nous avions été mis en contact direct, la situation se serait débloquée en 5 minutes. Nous prenons l’initiative de le contacter, la base de données est mise à jour et nous obtenons le sésame… mais il est maintenant 16 heures.







Nous nous rendons sur le parc où est stocké le bateau sur sa remorque. Aucun agent en vue, la grille n’est pas fermée. Nous entrons, déplaçons des affaires du bateau vers le camion et attelons la remorque. Au moment de sortir, nous nous arrêtons devant la grille. Toujours personne en vue, ce qui nous interpelle vu que nous avons payé une assurance spéciale pour garantir la sécurité du bateau en attente de son enlèvement. Par le transitaire, nous faisons appeler un surveillant qui arrive dix minutes plus tard pour récupérer un feuillet, un peu étonné de voir que nous pouvions entrer et sortir librement du parc. Sans plus…







Aucune explication, excuse ou remise ne viendra réparer le préjudice financier, le stress et la perte de temps autour de ce transport. A défaut, j’espère que ce témoignage servira à éviter quelques galères aux lecteurs qui voudraient importer un bateau des États-Unis.

PS: Venez rencontrer Nada (et Waloo!) au Golden Oldies Trophy à Concarneau, du 21 au 23 août et suivez Nada sur Twitter.

De Boston à New York

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Cette vidéo retrace la première partie du voyage qui amènera Nada du Vermont (au Nord-Est des Etats-Unis) jusqu’à Lorient.


En cette fin mai, le bateau était acheminé par la route jusqu’à Boston, ou plus exactement de Marblehead, un peu plus au nord, pour être assemblé à Salem sur les pelouses de Winter Island. Nada y touchait l’eau salée pour la première fois, après des années de navigation sur les grands lacs.


Sous un grand soleil, nous avons enchaîné les sorties dans des conditions parfois musclées, avec différents équipages de spécialistes des courses classiques antillaises. Malgré deux coques de plus et dix mètres de moins que les bateaux auxquels ils étaient habitués, tous ont pris beaucoup de plaisir à bord de cette libellule qui accélère à la moindre risée en soulevant des gerbes d’embruns sans jamais mouiller son équipage.


Un démontage plus tard, Nada est reparti par la route vers New York, ou plus exactement Newark un peu plus à l’ouest, pour embarquer sur un porte-conteneurs et effectuer une transatlantique par étapes jusqu’à Anvers.


Version courte: les premières navigations de Nada:





Version longue: de Boston à New York:




Pour les impatients, les aventures de Nada sont contées en temps réel et 160 caractères ici: https://twitter.com/trimaran_nada