Skip to Content

Monthly Archives: septembre 2009

Ces petits détails qui changent la vie (2)

Par

Depuis des années, je me bats avec une chèvre, au point que j’ai cru le devenir: impossible de trouver un cheminement de bout de relevage qui ne coince pas quelque part et qui ne nécessite au final de prendre la dérive dans ses bras, en poussant sur les jambes. C’est qu’elle pèse son poids! On m’avait expliqué que selon les standards de Derek Kelsall, on devait pouvoir poser la dérive entre deux trétaux et appliquer le poids du bateau au milieu sans qu’elle ne casse. Le poids reste l’ennemis sur un cata, mais question solidité, je n’ai jamais eu à regretter les nombreuses couches de stratifié.

Bref, la solution est venue par tâtonnements:et ajustements. Le puits étant très court et bien au dessus de l’eau, la tenue doit être parfaite, et la translation bien rectiligne. un chemin de galets, façon remorque de mise à l’eau, soulage désormais le haut de la dérive, le bas étant guidé par une découpe dans une plaque de Téflon. Pour le relevage, un bout part du bord d’attaque – au niveau le plus bas dans le puits lorsque la dérive est basse – court jusqu’au milieu de la poutre avant et revient vers le puits où il est repris par un palan avec bloqueur. Ca marche enfin sans effort, et on gagne le poids de la chèvre, qui a été laissée à terre dans un paturâge.

 

Ces petits détails qui changent la vie (1)

Par

Comment remonter la bôme de 30cm sans perdre au moins 1m2 de GV?

La solution s’apparente au problème du camion haut de 3 m qui doit passer sous un tunnel limité à 2,70m: soit on l’attaque par le haut en sciant 30 cm de toit, soit on l’attaque par le bas en dégonflant les pneus. 

Pour Waloo, j’ai choisi le haut. En découpant une nouvelle têtière qui enveloppe la poulie mouflée et en ajoutant une petite latte forcée, la GV n’a perdu que l’équivalent de la surface d’un Kleenex. Au niveau du pont, le bénéfice est saisissant: plus besoin de ramper sous la bôme lors des virements de bord, et lorsqu’on est assis à table, on voit enfin ses vis-à-vis. L’angle de tire du hâle-bas est également meilleur et la prise de ris plus facile.

Naviguer sur la route.. littéralement.

Par

Le chemin le plus court de l’île d’Yeu au port de Noirmoutier passe par le pont de Fromentine et le Passage du Gois. Le problème, c’est de bien calculer son coup pour avoir assez d’eau au dessus de la route et étaler le courant de remplissage ou de vidage de la baie de Bourgneuf, selon de quel côté on se trouve. Un coef de plus de 110 et une bonne brise de Nord Ouest nous ont offert des conditions idéales.

Ce qu’il faut savoir, c’est que 2h avant le PM environ, la baie se remplit par le sud à grande vitesse. Sous le pont, nous étions à plus de 9 noeuds au GPS , secoués dans tous les sens par un clapot tout à fait surprenant fait de vaguelettes qui montent à la verticale. Attention à ne pas s’éloigner de la trajectoire indiquée par la traînée d’écume du courant montant. C’est un vrai tapis roulant et il vaut mieux ne pas en descendre en route.

A ce régime, nous sommes arrivés bien trop tôt devant le Gois: la base des refuges était encore visible! Pas bon… Le temps de faire quelques allers-retours entre la route et le pont (9 noeuds sur le fond dans un sens, 4 dans l’autre, au largue dans les deux sens…), nous voilà devant la ligne de partage de la baie… Le socle du refuge est tout juste recouvert, le sondeur indique deux mètres, une ligne de vagues désordonnées signale l’emplacement de la route. Ensuite, il n’y a plus qu’à croiser les doigts et serrer les fesses pour passer sans accrocher les piquets déjà recouverts…

Sympa, mais un peu stressant comme expérience.