Depuis des années, je me bats avec une chèvre, au point que j’ai cru le devenir: impossible de trouver un cheminement de bout de relevage qui ne coince pas quelque part et qui ne nécessite au final de prendre la dérive dans ses bras, en poussant sur les jambes. C’est qu’elle pèse son poids! On m’avait expliqué que selon les standards de Derek Kelsall, on devait pouvoir poser la dérive entre deux trétaux et appliquer le poids du bateau au milieu sans qu’elle ne casse. Le poids reste l’ennemis sur un cata, mais question solidité, je n’ai jamais eu à regretter les nombreuses couches de stratifié.

Bref, la solution est venue par tâtonnements:et ajustements. Le puits étant très court et bien au dessus de l’eau, la tenue doit être parfaite, et la translation bien rectiligne. un chemin de galets, façon remorque de mise à l’eau, soulage désormais le haut de la dérive, le bas étant guidé par une découpe dans une plaque de Téflon. Pour le relevage, un bout part du bord d’attaque – au niveau le plus bas dans le puits lorsque la dérive est basse – court jusqu’au milieu de la poutre avant et revient vers le puits où il est repris par un palan avec bloqueur. Ca marche enfin sans effort, et on gagne le poids de la chèvre, qui a été laissée à terre dans un paturâge.