Cet hiver, j’ai d’abord cédé à la mode des foils, avant de me laisser tenter par un gréement rigide.

 

La première étape à consisté à ajouter un plan horizontal à l’extrémité de la dérive centrale de Waloo, à la manière du catamaran “Happy Feet”, ainsi qu’un plan horizontal sur le safran, réglable en faisant tourner le stick. Après plusieurs sorties infructueuses par manque de vent, nous avons enfin réussi un vol stable à l’abri du clapot, au grand largue, sous le vent de la plage des Sableaux, par 25 noeuds établis:

 

Premier essai des foils

 

Reste que de telles conditions sont exceptionnelles et mon but était de pouvoir décoller dès 15 nœuds de vent, même dans des eaux moins abritées. Pour cela, il me semblait nécessaire d’alléger le gréement et d’améliorer son rendement.

 

Avec l’aide d’amis ingénieurs, nous avons mis au point une aile autoportée simple, de 13 mètres de haut, inspirée de celles de l’America’s Cup. La structure est en carbone + balsa et le revêtement utilise des rouleaux de film plastique de fleuriste. L’aile pèse moins de 100Kgs. La mise en œuvre est très facile à deux personnes, et la vieille grue du quai Cassard, dans le port de Noirmoutier, suffit à la positionner.

 

Dés la première sortie, par 18-20 nœuds de vent, Waloo a pu décoller et atteindre 20-22 nœuds en pointe, ce qui n’est déjà pas si mal. J’étais seul à bord et Waloo était allégé au maximum. Devant Pornic, le foil a ratissé des algues et le retour s’est fait à petite vitesse car je n’avais pas de moyen d’aller les décrocher.

 

Waloo sur ses foils avec le gréement rigide

 

Voilà où nous en sommes. La mise au point se poursuivra pendant les vacances de Pâques. En attendant, je tiens les plans de l’aile à la disposition de ceux qui voudraient passer au gréement rigide.