… telle était la devise de Dick Newick, qui ne comprenait pas bien l’intérêt de naviguer sur des bateaux lourds et lents quand on pouvait faire léger et rapide.


Le successeur de Waloo s’appelle donc Nada. C’est un trimaran transportable de 8m par 6,40m qui ne pèse que 650Kgs. C’est le digne héritier des Val, Echo, Native et Creative dessinés dans les années 80 par le “sorcier des multicoques” de Martha’s Vineyard. Si la voile moderne doit beaucoup aux trimarans comme Olympus, Moxie, Friends, A-Capella ou Gauloises IV conçus et construits en Nouvelle Angleterre, Dick Newick n’a jamais été prophète en son pays: J’en veux pour preuve le regard méfiant des membres du Corinthian Yacht Club de Marblehead face à ce moustique venu leur tourner autour, levant la patte et accélérant au milieu des flottes d’Etchells, de Sonars et de “J”.


En quelques sorties d’essai par 15 à 25 nœuds de vent, j’ai pu apprécier l’incroyable douceur de barre, la finesse du sillage et la puissance bu bateau lorsque le flotteur sous le vent s’enfonce et fait exploser des gerbes d’embruns au niveau des bras de liaison. Ma plus grande surprise aura été de voir le plaisir pris à la barre par des marins habitués à mener des maxi-yachts dans les courses classiques antillaises.


Après plusieurs jours de navigations intenses, Nada a été descendu par la route jusqu’à New York, d’où il (ou plutôt “elle”, car c’est un bateau américain) embarquera sur un cargo à destination de l’Europe.


Si l’aventure de Nada vous intéresse, vous pouvez la suivre sur: https://twitter.com/trimaran_nada


Dans les prochains épisodes, nous suivrons l’arrivée de Nada en Bretagne Sud et sa participation au Golden Oldies Trophy à Concarneau.


Stay tuned…